Les œuvres
Trois ouvrages principaux sont issus des écrits de Jacques Fesch (entre 1954 et 1957) :
Lumière sur l’échafaud
Lettres de Jacques Fesch au Frère Thomas. Elles furent publiées pour la première fois en 1971 à l’initiative du Père Thomas, du Père Lemonnier et de Pierrette Fesch.
Cellule 18
Lettres de Jacques Fesch à sa belle-mère Marinette Polack. Elles furent publiées pour la première fois en 1980 à l’initiative de Pierrette et Véronique Fesch, de Sœur Véronique et du Père Lemonnier.
Dans cinq heures je verrai Jésus
"Je n’écris ces lignes que pour Véronique et le petit Gérard" (Lettre du 10 septembre 1957).
Il s’agit du Journal Spirituel de Jacques Fesch commencé deux mois avant son exécution. Il fut publié une première fois en Italie en 1982 sous le titre Giornale intimo, puis en France, dans sa langue d’origine, en 1989.
Dans une lettre destinée à sa femme Pierrette, Jacques écrira :
"Je te remets par l’intermédiaire de Me Baudet mon journal, comme je t’en ai parlé. J’y ai mis toute mon âme, tout mon amour pour Dieu. C’est un témoignage. Ne l’égare pas et ne le fais lire à personne, sauf ta mère, papa et frère Thomas, s’ils veulent le lire. Je le dédie à toi, à Véronique, (ma présumée demi-sœur) et à mon fils Gérard."
J’écris volontairement ma "présumée demi-sœur" car Monique, la sœur aînée de Jacques Fesch, adresse, le 28 avril 2005, à Véronique qui est sa nièce, mais aussi sa belle-fille, la lettre suivante :
"Crois bien que j’en suis désolée pour toi, mais un sérieux doute subsiste. Es-tu vraiment la fille de Jacques ? Avec tes refus de faire un test ADN, tes attaques incessantes contre ce pauvre Gérard… Ta mère ne t’a-t-elle pas menti tout le temps, d’autant plus qu’il y a cette { … … } que tu as et qui est héréditaire, mais inconnue dans la famille y compris de Gérard, mais oui… Alors je crois que le mieux serait que tu acceptes de faire un test ADN avec moi. Au moins nous serions tous fixés. Si tu refuses, j’en conclurai que tu n’es pas la fille de mon frère… Baisers quand même."
La lettre de Monique restera sans réponse.
Elle s’adressera aussi, le 11 mai 2005, à un avocat pour lui faire part de cette lamentable situation dirigée contre moi :
"Cher Maître,
Je ne comprends pas cet acharnement contre Gérard dirigé par Pierrette et sa fille Véronique, qui pendant un certain temps, s’est d’ailleurs appelée Polack comme sa mère et ne représentent en rien la famille Fesch qui, elle, est tout à fait d’accord pour reconnaître Gérard. En plus de la lettre de reconnaissance de son père, il y a deux points positifs à son égard. D’abord le test d’ADN, qui est absolument positif et ensuite mon père n’aurait jamais acheté un appartement à Thérèse Troniou – mère de Gérard, s’il n’avait pas été sûr du fait qu’il soit l’enfant de son fils.
Enfin, je pense qu’en tant que sœur de Jacques, j’ai plus d’autorité étant une vraie Fesch, comme ma sœur Nicole qui est du même avis que moi – que ces deux « pièces » rapportées dont je vous l’avoue, je ne comprends pas cet acharnement méchant contre Gérard…"
N’en déplaise, je suis bien, test d’ADN à l’appui, le fils de Jacques Fesch.
Le lecteur comprendra…
Ces ouvrages sont traduits dans de nombreuses langues et connaissent un véritable succès de librairie.
À noter que :
Les enfants de ma présumée demi-soeur refusent catégoriquement que je puisse avoir un quelconque droit sur les écrits de mon père.
Est-ce cela respecter les écrits et les volontés de Jacques Fesch ?
Je suis une fois de plus, évincé, nié, rayé, moi qui ai pourtant la certitude d’être le fils de Jacques Fesch.